Je me suis réveillée ce matin, avec ce goût en bouche désagréable, ce matin ce n'était pas pareil. Il faisait froid, même sous les 3 épaisses couches de coton enroulées autour de moi qui me servait de couvertures. Il n'y avait pas de certaine odeur dans la pièce. Du moins, je me sentais tout de même en bonne santé, je venais de me réveiller d'une sorte de tourbillon dans le vide qui avait duré toute la nuit, j'avais le sentiment, aujourd'hui, d'avoir perdu du temps. Mais à quoi ? Dormir ? Non ce n'était pas assez fort, ni assez long, pour que cette impression soit aussi décourageante. C'est exaspérant, j'ai eu beau cherché cette fois je n'ai pas trouvé. Ce début de journée, je ne pensais plus à grand chose, autre que ce goût et cette impression ignoble qui me tambouriner le crâne tout droit sorti de je ne sais quel coin caché de mon cerveau.
Et puis je me suis levée, et j'ai démarrée cette journée comme toutes les autres j'avais beau essayée de ne pas y penser toute la journée le goût dans ma bouche ne partait pas. Mais ? C'est facile ce matin, j'ai posée pied à terre, et j'ai vécue une journée. Toute la journée, j'ai tentée de me rappeler ce que j'avais bien pu faire de débile hier soir pour me trimbaler la salive dégoûtante toute la journée. Le soir simplement, j'étais épuisée, épuisée de vivre avec cette chose en moi dont je ne savais qu'est-ce, je me suis juste assise dans le fauteuil, et je me suis assoupie. Soudainement réveillée par un immense bruit claquant venu tout droit de ma gauche, j'étais totalement à côté de la plaque.
Mais s'en suivi une petite blondinette aux yeux verts clairs qui se mit à courir vers moi comme une furie sauvage, un visage fin, de belles et hautes pommettes, dans le style de quelqu'un que je connaissais mais dont je ne savais absolument plus le nom, ni même peut-être l'existence. Elle s'arrêta devant moi, béa, l'air interrogatif. Puis elle ouvrit ses fines lèvres rosées, qui cachait derrière des belles petites quenottes droites et blanches.
« Ça va ? » demanda-t-elle, avec ça un enchaînement d'apparitions, une femme plus grande qui la suivait du regard, ces mêmes yeux verts qui enchaîna par un « « Maman t'es encore assoupie sur le fauteuil ? Ça a été hier soir tu as su te débrouiller ? Tu as mangée? Tu as brossée tes dents ? »
C'était simple en fait, ce goût en bouche qui m'a perturbée toute la journée, c'était le fait de ne pas avoir brossée mes dents. Et cette impression étrange en moi, cette chose qui me rongeait de l'intérieur c'était Alzheimer, que lui aussi j'oubliais.
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